Alors que les cœurs se resserrent autour d’une mémoire, Doual’art présente Koyo Kouoh. Le mardi 26 mai 2026, le mouvement des Acteurs Créatifs des Industrie Culturelles, réuni dans l’enceinte de Doual’art, a tenu une conférence à l’honneur de cette grande artiste contemporaine.
Dans la petite salle, caméras et micros sont prêts à capturer le moment. Les membres de l’ACCTIC tous en émulsion, sont plus que prêts à rendre hommage à cette fresque qu’est Koyo.
La princesse Marylin Douala Bell, après avoir souhaité la bienvenue aux invités, a présenté Koyo comme une femme du monde. Pour elle, « Elle était un espace, un lieu où l’art trouvait une harmonie parfaite ».
Blaise Etoa à son tour, a présenté les missions de l’Acticc qui sont de faire vivre l’art camerounais localement et au-delà. L’hommage à Koyo est profond: « il eut été une faute de ne pas organiser un hommage à Koyo parce que pour les organisateurs de la biennale de Venise, on ne peut pas consacrer une personne qui est d’origine de ce pays et que ses propres enfants ne puissent pas répondre à cet appel ». Dit-il. Ensuite il a remercié les différents sponsors, mécènes et partenaires tout en rappelant leur soutien inconditionnel.
Louise Abomba, fraîchement revenue d’Italie a l’occasion de la 61e biennale de Venise dont Koyo était la commissaire, dépose des mots forts à l’endroit de cette dernière. Si l’art camerounais survolait lentement les frontières, Koyo a su l’accrocher dans les mémoires, a-t-elle déclaré.
À l’honneur de Koyo, 15 artistes sortis de résidence, présenteront leurs travaux au sein de Doual’art, selon leur sensibilité avec les œuvres de l’artiste sous le thème « Souffle pour Koyo ».
Ce jour, l’atmosphère tend aux souvenirs, au silence, à l’art. Après une série d’interview des différents intervenants, il en ressort de Koyo Kouoh, une artiste bien vivante par l’impact de ses travaux, de sa personne, de sa vision.
Née en 1967 à douala, au Cameroun, Marie-Noële Koyo Kouoh quitte son pays natal à 13 ans pour d’autres sphères. Là-bas, elle fait ses classes et s’établie comme une curatrice d’art en Afrique du Sud. Son parcours parle pour elle, l’érigeant alors comme une valeur incontournable dans l’art contemporain. En 2015, elle sera classée parmi les 100 personnes les plus influentes dans le monde de l’art contemporain. Sa disparition représente aujourd’hui une mission pour les acteurs de l’art camerounais, car, par ses travaux, elle peignait, imaginait, chantait le monde à la limite de son espace. Aujourd’hui plus que jamais, l’art camerounais est regardé, suivi et admiré ailleurs.
Koyo a su laisser une marque intemporelle dans le monde artistique camerounais mais aussi, au-delà des frontières.
Marcel BIAS(stg)